Quelque soit ta nationalité, un toit, c’est un droit !

Rendez-vous pour un  Gouter/Discussion
mardi 4 septembre dès 16h
9, allée du Bosphore
(Folie Couvrechef)

Pensez à ramener boissons et nourritures pour ceux qui peuvent

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La préfecture du Calvados, pour des raisons d’austérité, a décidé brutalement le 26 juillet dernier de refuser l’hébergement en hôtel des personnes isolées ou des couples sans enfants et sans pathologies médicales graves. Plus de cent personnes étaient concernées qu’elles soient de nationalité française ou non, la plupart d’entre elles ont été réorientées dans des foyers déjà saturés, d’autres ont pu se maintenir à l’hôtel malgré les directives de la préfecture qui veut baisser drastiquement le nombre de nuitées et ce, malgré le nombre croissant de personnes à la rue.

Vendredi 27 juillet, la préfecture ordonnait l’expulsion des 13 habitant-e-s du squat rue des Roches à Mondeville. Puis, vendredi 17 août, le squat rue de Falaise était à son tour expulsé et la préfecture profitait de l’occasion pour délivrer une OQTF à certains des 33 habitant-e-s. Une seule semaine d’hôtel ne leur a été accordée, contrairement aux expulsions précédentes (de quinze jours jusqu’à 2 mois pour les familles). Expulsé-e-s de leur squat, ils et elles sont maintenant expulsé-e-s de l’hôtel et se retrouvent à la rue. Face à cette situation, nous avons pris l’initiative d’occuper la place de la République mardi 28 et été aussitôt délogés par la police nationale.

Vendredi 31, le squat de Venoix hébergeant 41 personnes est expulsé, là encore, seul les familles sont relogées à l’hôtel d’une semaine à un mois. La préfecture s’est déjà attaquée ces derniers mois au service de trait d’union – service de maraude et d’accompagnement social des personnes sans domicile fixe – et au 115 en supprimant des postes et des missions essentielles auprès des plus précaires.

Ces politiques antisociales sont mises en œuvre nationalement, les CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) ont vu leur budget amputé de 20 millions d’€. Localement, comme dans d’autres villes, des collectifs résistent : à Rennes par exemple, ce sont 180 personnes jetées à la rue qui ont essayé collectivement d’occuper un bâtiment, à Paris, 150 migrant-e-s ont été expulsé-e-s d’un squat le 20 août dernier.

Actuellement, des centaines de personnes sont concernées par les conséquences des directives préfectorales et de la DDCS du Calvados. Certaines sont hébergées dans des squats sur l’agglomération caennaise ou chez des particuliers, pendant que d’autres errent à Ouistreham. Comme d’habitude, les attaques gouvernementales se font pendant la période estivale en catimini. Nous les dénonçons collectivement en occupant cette maison qui fait partie des 8500 logements vides sur l’agglomération caennaise. D’une part, nous voulons rappeler au préfet qu’il est directement responsable du fait que des familles avec des enfants dorment à la rue et d’autre part, informer largement et inviter chacun et chacune à rejoindre la mobilisation.

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